Il m'avait échappé, ce professeur de danse né à Dunkerque.
Je l'ai découvert récemment grâce à Geneanet.
C'est un danseur précoce, à 17 ans il remporte un 1er prix dans un concours de valse à Paris en 1898 ! Lors de sa naissance, le témoin n'est rien moins que Jean-Baptiste NÉERMAN (1814-1894), ancien chef de la musique municipale et fils d'un maître de danse, il n'y a pas de hasard.
Daniel CARLIEZ est né à Dunkerque le 12 septembre 1881 au 17 quai de Saint-Omer, mais déjà en 1901 (d'après sa fiche matricule) il est domicilié à Paris, 29 rue Saint Louis. Son père, Nazaire Auguste Emile, est cordonnier, il est né à Dunkerque en 1855 d'une famille originaire d'Arnèke, sa mère, Alice Mélanie VANDERRIELE est née à Coudekerque-Branche, comme son père, sa mère est Dunkerquoise. Le couple est domicilié à Paris dès 1884.
On ne sait pas où il appris à danser, ni à enseigner la danse. Il exerce d'abord la profession d'employé de commerce, puis ouvre un commerce de confection pour homme à Montrouge, mais il fait faillite en 1907. Entre temps il épouse Ernestine GODGRAND (1856-1915), fille d'un commerçant d'article de ménage. Ils divorcent en 1912, il est alors domicilié à Nancy. Pendant la guerre on le retrouve infirmier militaire en 1915 à Mamey (54) lors de son second mariage avec Marguerite DESGREY (1887-1968).
Dès février 1921 il fait passer des annonces dans la presse pour faire connaître son cours de danse de salon, à Nancy, à son domicile 4 rue de la République, mais aussi à Verdun à l'Hôtel Vauban. Il enseigne aussi la danse dans les lycées de jeunes filles de Nancy et Metz, et au collège de jeunes filles de Verdun. Il est également professeur d'exercices rythmés dans les écoles municipales de filles de Nancy. Ce que nous apprends son Recueil Aide Mémoire avec théorie des danses modernes qu'il publie en 1925.
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| source : Gallica |
La presse locale et nationale le mentionne parfois. Dans la revue Dansons ! de mai 1924, par exemple, on lit M. Carliez et Mlle Schmidt dansent avec une
technique et une tenue impeccable, leurs pas sont sobres, mais parfaitement rythmés,
leur style est celui de professeurs de danse mondains et bien qu’ils soient
très honorablement classés, ils méritaient mieux puisque les points étaient,
soi-disant, attribués uniquement à la technique et à la tenue, dans un article signé du professeur A. Peter’s
En août 1925 Daniel CARLIEZ est à Boulogne sur Mer, professeur de danse au Casino de la ville, chargé des fonctions de commissaire régional dans l'organisation du Concours International. Au cours d'une soirée il participe à plusieurs intermèdes, qui permettent aux danseurs de se reposer. Il danse, avec celle qui semble être sa partenaire privilégiée Mlle SCHMIDT, le Royal Boston et le Camel Walk. Cette danse n'a pas fait long feu, il l'a sans doute relevée dans la revue Dansons ! de novembre 1922 où j'ai trouvé cette description de la théorie ICI
L'année suivante il annonce l'ouverture de son cours le 1er octobre 1926, on pourra y apprendre le Charleston. Au concours de danse d'Aix les Bains, en août 1929, il danse avec Mlle NEUMANN-VOIRON, ils obtiennent le prix des Beaux Arts, offert par le ministre et ce compliment d'un journaliste : being considered as possessing the most perfect
technique. En 1930 il publie une Méthode d'éducation physique et de gymnastique corrective à l'usage de la jeunesse et des adultes avec de nombreuses photographies. Puis les mentions dans la presse disparaissent, il n'a plus besoin de publicité, c'est le temps des honneurs, en 1932 on lui décerne la médaille d'or d'éducation physique, qui est sa profession annexe, en février 1934 il est nommé officier d'académie. La même année il publie une méthode d'éducation physique et de gymnastique rythmique.
En 1939 il conduit toujours le Cotillon du bal des Violettes. En 1941, pour un congrès, il est mentionné comme Président de la Commission Technique du Comité de l'Est de la 3 F. G. E. P. En 1947, il propose encore d'apprendre le Boogie-Woogie ! qui se danse à Paris. Il décède le 28 décembre 1954 à la Clinique du Montet 87 avenue du Général Leclerc. Mais dès le 6 janvier l'Est Républicain annonce que Le cours de danse Carliez a repris son activité
sous la direction de M. Carliez et des monitrices. Un de ses fils a certainement repris le flambeau paternel. Peut-être le cadet, Claude, dont j'ai relevé la mention de sa participation comme danseur en 1937 (il a douze ans), il se produit alors sur scène avec Mlle Estelle GOLDEMER. Claude ne persévèrera pas dans cette discipline artistique, son père l'encouragera a devenir maître d'armes, sport où il excellera. Il deviendra le meilleur cascadeur du cinéma français, mais c'est une autre histoire.
Christian Declerck
23 septembre 2026
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| source : Dansons ! 1924 |








