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lundi 31 mars 2025

Tranquille FERAY, maître de danse

 La Bibliothèque de Boulogne sur Mer conserve un petit livret pour la danse, intitulé : Le Guide des Danseurs, ou Recueil contenant l'explication de 12 contre-danses nouvelles, offert par Tr. FERAY, aux amateurs de l'art chorégraphique qui habitent la ville de Boulogne. Prix 2 francs, imprimerie de Le Roy-Berger à Boulogne, 1817. Ce recueil a été exhumé par Marie Christine et Patrick Bollier dans le cadre de leurs recherches sur la pratique de la danse de salon à Boulogne sur Mer, qui doivent déboucher sur une publication qu'on espère prochaine.

 
Les danses portent toutes comme titre un patronyme anglais : miss Homfray, miss Heatly, miss Emmett, miss Bucley, miss Llhyd, miss Russell, miss Hartman, miss Larking, miss Dawson, miss Whitelocke, miss Lovelace, le seul titre français est “Les plaisirs anglais (pas de la Béarnaise)”, hélas il n’y a pas de musique.

    Pierre Jean Tranquille FERAY est né à Saint Romain de Colbosc (Seine Maritime) le 18 février 1778, fils de Pierre louis, horloger, (1745-1812) et Anne Rose TOCQUEVILLE (1750-1823). Il épouse à Boulogne sur Mer le 5 août 1812 Elisabeth JEANSON, fripière, née à Oranjestad (Caraïbes) le 3 mai 1774, elle meurt à Boulogne le 11 février 1843, survivant de 6 années à son époux décédé le 16 janvier 1837 à l'hospice de la ville.

Tranquille Feray est témoin au mariage de Charles Alexandre PERIN, professeur de grammaire, le 23 avril 1817, fils de Charles Joseph, instituteur de danse et frère de Charles François, maître de danse, à l'origine de la nombreuse famille des PERIN professeurs de danse à Boulogne sur Mer puis à Paris.

Il est également témoin à la naissance de Rose Eliza WOISLIN le 16 février 1824, fille de Jean Baptiste, musicien, professeur de musique (actif entre 1822-1829), lui même fils d'Antoine, cabaretier et musicien, lui même fils de Jean Baptiste ménétrier et cabaretier né en 1741.


mercredi 31 janvier 2024

Esclaves et danseurs par Julie Duprat

à propos de Jean-Baptiste Médor maitre à danser à Caen


c'est ICI

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En complément

"Monsieur de la cabriolle au château" l'intervention sur le même sujet, par Sylvie Granger †, au colloque Château et divertissement, Périgueux septembre 2002. publiée dans Rencontres d'Archéologue et d'Histoire en Périgord, Bordeaux, 2003, p. 129-145



fortune et santé et si tu ne part pas, la gale au dents pendent sept ans
Comtesse d'Hautefeuille, 21/4/1749

vendredi 21 juillet 2023

Charles Narrey, 1818-1892


Il n'est pas professeur de danse, mais sans doute danseur passionné. Il était homme de lettres, auteur dramatique et directeur adjoint des Théâtres de L'Odéon et de l'Opéra.

Il a publié entre autres, deux petits livres qui méritent une place sur ce blog : 

• Les Polkeuses, poème étique sur les célébrités de la polka, par Nick Polkmall (1844). S'il ne signe pas de son nom, il comporte au début cette petite phrase "Honni soit qui mal y polke, Ch. Narrey" qui ne laisse pas de doute sur sa participation.

source


• Ce que l'on dit pendant une contredanse, par Charles Narrey (1863)

source







Les 5 figures du quadrilles
pantalon, été, poule, pastourelle et galop
gravures extraites du livre

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Bergues a donné le jour à un auteur dramatique, Charles Narrey, qui eut son heure de gloire à Paris, au siècle dernier, et qui marqua avec un certain éclat son passage sur deux de nos principales scènes françaises: l'Odéon et l'Opéra.

Né à Bergues, le 10 Août 1818, Charles Narrey était le fils d'un Officier de la Grande Armée. Il débuta dans les lettres en 1847 par un roman intitulé : « Deux heures de mystère » que suivirent successivement : « A l'hôtel Chantereine », « Les amours faciles, " L'Education d'Achille», « Albert Durer à Venise et dans les Pays-Bas », et quantité d'autres œuvres où l'humour s'unit à l'esprit.

Chacun de ses livres fut accueilli par la critique avec une faveur marquée. L'auteur avait de l'esprit et son style abondant et clair était vivement goûté.

Il a écrit pour divers théâtres, outre cette fine et spirituelle comédie : « Comme elles sont toutes », un certain nombre de pièces, entr'autres : « Le passé et l'avenir » en un acte; « Les Notables de l'endroit », en trois actes, représentés à l'Odéon en 1847 ; « Van Dyck à Londres », « La Dame de Trèfle », « Les Fantaisies de Milord », « Le Moulin ténébreux », opéracomique en un acte (1870) ; « Les marionnettes de Justin », comédie en deux actes (1873).

Il donna encore avec succès, aux Variétés : « Les tribulations d'une actrice », en collaboration avec Michel, en 1857, et l'année suivante, « Feue Brigitte » avec Lemonnier; puis, « Trottman le touriste », pièce en trois actes, avec Lopez (12 Novembre 1860) ; « La Bohême d'Argent », avec T. de Langeac, cinq actes (1862) et « Le Capitaine Amadis », comédie en un acte (1865). Les derniers jeunes gens (1868) ; Le Temple du Célibat (1870): Le Bal du Diable (1874) ; Ce que peut l'amour (1878) ; La Dame aux griffes roses (1879). Albert Bril (BUF 1930)

la suite ICI



Ses œuvres à la BNF qui le fait naître en 1825, et mourir en 1895


Il est bien né à Bergues le 10 août 1818, au Marché aux Pommes, fils de Pierre François Thomas, capitaine du 5e régiment de lancier d'Angoulême, né à Dunkerque en 1777, sa mère Anne Thérèse BON est née à Bergues en 1787. Son décès est enregistré le 26 novembre 1892, 29 rue Clauzel, Paris 9e, il est inhumé le 29 dans une tombe provisoire, son cercueil est transféré le 27 novembre 1895, d'où sans doute l'erreur de la BNF.


samedi 12 novembre 2022

Professeurs de danse à Saint-Omer

Dans la presse, j'ai relevé plusieurs professeurs ou maîtres de danses exerçant à Saint-Omer au début du XIXe siècle.

BERTHELEMI Jean François Joseph : ° Saint Omer vers 1775, † après 1834, épouse à Saint Omer, Marie Thérèse CARON le 16 novembre 1797 (26 brumaire an 6). Exerce aussi la profession de chirurgien.
4/6/1835 : Vente aux enchères, le mardi 16 juin 1835 d’une superbe maison, dite le salon des arts, située à St Omer, rue des Six Fontaines n°15 bis, appartenant à M. Berthelemy, professeur de danse. L’acquéreur pourra conserver la majeure partie du prix, soit pour un terme limité, soit à une rente viagère.
Mémorial Artésien du 6 juin 1835

CHRETIEN Louis Adolphe : ° Saint Omer le 19 février 1804, † après 1840, épouse à Saint Omer, Emélie Thérèse Joseph CORNET le 7 mai 1834.
Le sieur CHRETIEN-CORNET, professeur de danse avantageusement connu, Litte rue n°15, à St Omer a l’honneur de prévenir ses concitoyens qu’il donne des leçons en ville et chez lui. Il espère mériter la confiance des parents qui voudront bien lui confier leurs enfants.

Mémorial Artésien du 26 novembre 1837

Le sieur, CHRETIEN-CORNET professeur de danse, ci-devant Litte rue Haute n°15, demeure maintenant rue du Marché aux Herbes n°61, où il continuera à donner des leçons aux élèves qui lui seront confiés.

Mémorial Artésien du 30 juillet 1840


MASSET François Marie : ° Roquetoire le 22 mars 1810, † Lille le 30 mai 1875, épouse à Saint Omer, Marie Ambroisine QUENIVET le 5 septembre 1838, puis Reine Sophie DEVRIENDT le 3 octobre 1853. Exerce aussi la profession de perruquier.

M. MASSET professeur de danse, rue de Dunkerque, n°172, à St Omer, a l’honneur de prévenir qu’il recommence à donner des leçons en ville et à son domicile.

Mémorial Artésien du 17 novembre 1841


MURAS Louis Didier, dit TOURNEUR : ° Maastricht (NL) le 26 juillet 1801, † après 1870, épouse à South Brent (GB) Elizabeth BILBIE le 24 septembre 1825. Il est le fils de Jean Pierre, tambour maître, et Jeanne Joseph Victoire SIDRAC, professeur de danse, ° Douai le 19 août 1772, † Calais le 24 juillet 1853.

M. L. TOURNEUR professeur de danse à Calais, étant appelé à St Omer pour y donner des leçons, prie les familles et les pensionnats qui désireraient l’employer de s’adresser les mardi et jeudi rue Sainte Catherine, 20, rue de l’Ecritoire 6 ou au bureau du Mémorial.

Mémorial Artésien des 20, 24 mai et 3, 10 juin 1854


VENTOUILLAC Guillaume Marie : ° Lavaur (Tarn) vers 1763, † Saint Omer le 23 août 1811, épouse à Calais, Jeanne Françoise COURQUIN le 4 février 1788.

Le sieur Ventouillac, professeur de danse, ayant exercé cet art pendant 22 ans à Calais, actuellement domicilié à Saint Omer, rue du Brûle n°59, où il a ouvert sa salle, a l’honneur de prévenir ses concitoyens qu’il se transportera chez eux, lorsqu’il voudront bien l’honnorer de leur confiance qu’il espère mériter par son exactitude et sa méthode d’enseigner […]

Feuille de Saint Omer du 27 mars 1811


L'annonce détaille les danses qu'il enseignera, dont celles qui sont de sa composition :




avant son départ, sa maison de Calais est mise en vente :



Feuille de Saint Omer, 12 août 1809

on peut la localiser sur ce cadastre de 1830, peut-être la parcelle n°474 ou 475 ?




Calais, le coin de la place d'Armes vers 1930
où se situait la salle de danse Ventouillac


VIGEON Pierre Julien : ° La Lande-Vaumont (Calvados) le 8 avril 1794, † Caen le 30 avril 1868, épouse à Béthune Joséphine PÉRÈS le 12 janvier 1827, il est porteur d'un congé provisoire du 50e régiment d'infanterie de ligne à Arras.

Mr VIGEON professeur de danse et élève de l’académie, a l’honneur d’informer le public qu’il vient de se fixer en cette ville, où il propose d’enseigner aux personnes qui voudront bien l’honorer de leur confiance, toutes les danses les plus modernes, ainsi que tous les pas qui servent à donner à l’élève le maintien et les grâces toujours nécessaires à ceux qui aiment cet amusement. Sa demeure est rue Lafayette n°14, où est disposée une salle de danse.

Mémorial Artésien du 6 octobre 1831

Le sieur VIGEON, professeur de danse, rue du Mortier, n°27 à St Omer, arrivant de Paris où il a été étudier les danses les plus nouvelles, telles que les chassés et enchaînemens pour la danse de société, les galopes, les mazurk, ainsi que les danses de caractères, continue de donner des leçons chez lui et à domicile.

Mémorial Artésien du 9 septembre 1832

Le sieur VIGEON, professeur de danse, a l’honneur de prévenir qu’il a quitté sa maison, rue du Mortier, pour habiter celle rue des Clouteries n°6, à St Omer ; qu’il continuer à donner des leçons de danse tous les jours depuis six heures du soir jusqu’à neuf, et les lundi, mardi, jeudi et samedi, depuis midi jusqu’à deux heures.

Mémorial Artésien du 20 janvier 1833

Le sieur VIGEON, professeur de danse, a l’honneur de prévenir qu’il a quitté sa maison, rue de l’Arbalète, pour habiter celle du Marché aux Herbes, n°61.

Mémorial Artésien du 2 janvier 1834

Le sieur VIGEON, professeur de danse, a l’honneur d’informer qu’il vient de quitter la maison qu’il occupait Marché aux Herbes, pour habiter celle de madame veuve FUMEY, enclos de la Cathédrale, vis à vis le grand portail, où il continuera à tenir une école de danse, pendant toute l’année.

Mémorial Artésien du 30 octobre 1834

15 avril 1835 : à Dunkerque, délivrance d'un passeport pour l'intérieur, demeure à Saint Omer, porteur d'un passeport délivré à Saint Omer le 18 août 1832, allant à Paris.



mercredi 15 juin 2022

Danser dans la France des Lumières, par Sylvie Granger †

mis en ligne le 2/292019
mise à jour le 15/6/2022, annonce du décès de Sylvie

Vient de paraître aux Presses Universitaires de Rennes





Un mystérieux carnet… nous lance sur la piste d’un maître à danser entreprenant des années 1760, de Mademoiselle sa fille et de leur entourage. À partir de la place du Martroy au cœur d’Orléans, l’enquête s’élargit à la sociabilité urbaine au temps des Lumières. Décentrant résolument le regard, elle éclaire d’un jour nouveau diverses villes du royaume. On découvre les réalités concrètes du métier de maître à danser, installé ou réclamé jusque dans les petites villes. On mesure la place occupée par la danse récréative : loisir, plaisir, passion, elle est aussi objet d’ostentation, conquis grâce aux leçons et à l’imitation. Elle devient signe d’un accès à la mode, mieux, à la modernité. Menuets et contredanses, leçons de danse et bals publics constituent une médiation originale vers l’histoire urbaine du XVIIIe siècle. Pour décrypter ses hiérarchies et ses aspirations, à travers les comportements culturels et les mécanismes de leur transmission, la circulation et la diffusion des modes, la propagation et l’appropriation des critères de distinction.


Sommaire

Paris-Orléans, en danse et en musique
• Pour « danser facilement » les contredanses nouvelles
• Aperçus sur la vie orléanaise au milieu du XVIIIe siècle

Le métier de maître à danser au XVIIIe siècle
• Un métier ambigu et polymorphe
• Devenir maître de danse
• Exercer comme maître de danse
• Composer chorégraphies et airs à danser

Le bal des Lumières dans les provinces
• Le bal urbain au milieu du XVIIIe siècle
• Menuets, allemandes et contredanses : quel répertoire pour le bal des provinces ?

commentaire de l'auteure :
"[…] les divers métiers de la musique n'étaient pas au XVIIIe siècle si cloisonnés que l'on pourrait le croire. Malgré les anathèmes lancés par l'Église contre les dangers de la danse et des bals, maîtres à danser et musiciens d'Église se fréquentaient, tant familialement que professionnellement. Jean Robert, le "héros" ou plus exactement le fil conducteur de ce livre, apparaît dans les sources orléanaises quand il assiste à la sépulture d'un musicien de la cathédrale en 1759. Il est très ami avec l'organiste Christophe Moyreau, que l'on aperçoit plusieurs fois présent et signataire à ses côtés et qui l'accompagne à sa dernière demeure.
Une vingtaine de pages sont consacrées au Concert que François Giroust, alors maître de musique de la cathédrale d'Orléans, reconstitua et anima de 1757 jusqu'à son départ pour Paris en 1769. La méthode muséfrémienne a été mise en action pour identifier les musiciens de ces concerts publics, dont une seule liste est actuellement connue (1762), complétée de diverses annonces de presse (Affiches). Il en ressort que les musiciens d'Église sont les piliers indispensables de ces concerts."

autre commentaire reçu par ailleurs :
"Le dernier ouvrage publié par Sylvie invite à Danser en ville, un autre regard sur le XVIIIème siècle que nous avons coutume de côtoyer entre musique et histoire.
Ce Jean Robert qui émaillait régulièrement le discours de notre amie a pris forme et défend les couleurs de la danse en province. Disons d'emblée qu'il s'agit d'un ouvrage scientifique qui fera référence. Ainsi que le souligne Sylvie en introduction, la danse n'a pas la chance de sa soeur musique et n'a pas bénéficié de la même aura. L'historiographie est maigre, la discipline étant répertoriée tantôt en Musique tantôt en Arts et spectacles, voire "ailleurs". Il y a comme un vide autour de la danse alors que son rôle social, esthétique, artistique est indéniable. Point de danse
sans musique et réciproquement "Pas de musique sans danse" argue Sylvie. Pourquoi ce vide ? La place de l'interdisciplinarité, les danses du XVIIIème siècle, la vie en société..l'histoire du couple de Jean et Marie Louise Robert au service de leur art va aider à décrypter la danse comme medium.
Cette invitation à découvrir concrètement par le menu l'exercice du métier de maître à danser s'appuie sur de nombreuses sources, illustrations dont certaines ne sont pas sans rappeler L'Harmonie universelle de notre cher Mersenne, le tout mené dans un style fluide agréable à suivre.
Laissant tout un chacun découvrir ce volet dansé de l'histoire urbaine,
Bien sincèrement





*** † ***

Sylvie Granger est décédée le 12 juin dernier des suites d'une maladie. Je l'avais connue de façon épistolaire suite à un appel qu'elle avait fait dans la revue Trad Magazine en 1999. Elle cherchait à entrer en contact avec d'autres chercheurs/musicologues concernés par la danse ancienne, nous avions échangé quelques informations et elle m'avait beaucoup encouragé à poursuivre mes recherches. Nous avions gardé le contact depuis, elle ne manquait jamais de m'apporter son éclairage sur une question et m'avait aussi permis d'entrer en contact avec d'autres chercheurs. En plus d'être une experte dans ses domaines, elle savait jouer le rôle de passeuse, elle nous manquera beaucoup, mais son œuvre reste.





un hommage en chanson, écrite et chantée par Jean-François "Maxou" Heitzein



Dans les villes de l'Ouest : des musiciens venus d'ailleurs (XVIIe-XVIIIe siècle) par Sylvie Granger

lundi 28 mars 2022

Jean Henry Gourdoux, maître de danse


collection personnelle


Jean Henry GOURDOUX est né, probablement à Paris, vers 1772, il épouse Victoire Jeanne PHELUP à l'église Sainte Marguerite dans le 11e arrondissement, le 12 mai 1792, son épouse décède vers 1795. A la naissance de leur fils, Pierre Henri, né le 14 octobre 1794 à Paris, il déclare la profession de tailleur. On connait les prénoms de son père, Jean Pierre, et sa mère se nomme Clermone Agnès LAURENT, ils se sont mariés dans la petite église Saint Jean le Rond, accolée à la cathédrale Notre-Dame, en 1768. Il épouse ensuite Catherine Françoise DAUX le 22 février 1796 dans le 6e arrondissement (ancien). Jean Henri meurt à Paris 1er, impasse d'Antin le 4 mai 1841, sa profession est mécanicien.
Son fils continue les activités chorégraphiques de son père, il est professeur de danse 320 rue Saint Honoré où il donne des leçons. Pierre Henri épouse, vers 1820, Elisabeth TOMBS née à Whitchurch (Hereforfshire) vers 1796. Il est mort à Neuilly sur Seine en 1848, son épouse à Paris 7e en 1871. Ils ont deux enfants : Jean Henri né en 1824, mort en 1846, qui est danseur de ballet. Il débute son éducation à l'âge de 12 ans, on relève sa participation au ballet-pantomine Le Diable Amoureux, donné à l'Académie royale de musique en septembre 1840. Son second fils,  Jean Marie est né en 1826 320 rue St Honoré, il meurt en 1886 dans le 15e arrondissement, 22 rue des Fourneaux, on sait qu'il était mercier colporteur, il épouse à Paris en 1849, Rose Julie BERNIER, née à La Chapelle d'Andaine (Orne) en 1822, elle meurt en 1891 dans le 6e arrondissement, sans postérité à ma connaissance.

En 1804, Jean Henry fait imprimer la première édition de Principes et notions élémentaires sur l'art de la danse pour la ville, qui n'a pas été rendue publique, comme c'est mentionné sur la seconde édition éditée en 1811, conservée à la BNF.

En 1821 il dépose un brevet d'invention de 5 ans pour un cheval mécanique qu'on peut diriger et gouverner à volonté.

C'est tout ce que l'on sait de l'activité professionnelle de Jean Henri. Son fils a un meilleur sens de la publicité. De 1826 à 1832,  Pierre Henri fait paraître des annonces dans le Figaro et, de 1827 à 1830, dans le journal Le Corsaire ainsi que dans Le Courrier Français de 1829 à 1840. Où il détaille, un peu, ses activités et leur fonctionnement. Il annonce aussi la publication d'un livre : Description des figures les plus usitées de la contredanse française (quadrille). On y trouve aussi ce livret Différens enchainemens de pas réglés en quatre mesure, selon la règle, et pour les principaux traits de la contredanse, dont on ne sait qui, du père ou du fils, en est l'auteur.



Sources : le Fonds Andriveau, sur Filae et les archives en ligne de la mairie de Paris. Les archives de l'Orne et des Hauts de Seine, et l'étude d'Irène Feste et Pierre-François Dollé Evolution de la danse de bal sous le Premier Empire.

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Une sélection d'annonces relevées dans la presse