Dans cette école, plusieurs générations de danseurs se sont succédés pour enseigner les danses à la mode. L'exemple de deux professeurs de danses dunkerquois, le père et le fils Chatroussat, m'a servi de guide pour essayer d'identifier leurs professeurs : Renausy pour Gustave (1853-1906) et Givre pour son fils Marcel (1888-1976). Fait assez exceptionnel, l'école n'a pas changé d'emplacement pendant près d'un siècle, située idéalement au n°2 du boulevard Saint Denis, tout près de la porte Saint-Martin. Ce monument, très souvent photographié pour les cartes postales, faisait en même temps de la réclame pour le cours dont l'enseigne est très visible en arrière plan.
quelques exemples, il en a des centaines
Jacques Achille André François RENAUSY, le fondateur du cours, est né à Paris 5e le 10 juin 1819, fils d'un maître de danse et maître de ballet, Jacques né vers 1786 et mort en 1852, époux de Marie Victoire GAIDORT (ou QUIDORT) dont aucune information n'a pu être trouvée. Jacques fils fonde son cours de danse en 1848 d'après le Bottin. Il est aussi un compositeur fécond, la BNF conserve plus de 160 partitions de danses de salon éditées entre 1853 et 1888. Il publie aussi une méthode de danse en 1861. Il a, semble-t-il, eu deux épouses. La première, Denise PLUS qui lui donne un fils en 1837 et avec qui il se produit dans une danse espagnole en 1841, n'a pas laissé d'autres traces. Il épouse la seconde, Catherine CHEVIET en 1856, veuve d'Augustin LASSERAY (1811-1855), dessinateur, dont elle a une fille, Henriette qui a épousé un an plus tôt Eugène CLEMENT, photographe et futur directeur, avec son frère Jean, du Parc d'Idalie du bois de Vincennes (voir ci-dessous). Parc où Jacques RENAUSY règle les cotillons et dirige l'orchestre avant 1870. En 1879, au décès du mari de sa belle mère, Charles François Eugène CLEMENT (1824-1905) prend naturellement la succession du cours de danse qu'il transfèrera ensuite à Vincennes 61 rue du Kremlin, laissant la direction du cours du boulevard Saint Denis à Léon FOURNIER, professeur de danse qui y donnait des cours élémentaires depuis quelques années.
collection personnelle
Léon Charles FOURNIER est né à Versailles en 1855, fils de Louis, limonadier et Eglantine DAMMÊME, il enseigne la danse avec son épouse, Lucie MAILLE (1863-1931), de 1880 à 1899 au 2 boulevard Saint Denis. Il cède le fonds à Jules GIVRE qui enseignait dans son cours depuis 1896.
Jules Louis GIVRE nait à Paris 9e le 20 février 1871, fils de Jean (coiffeur) originaire de Toulouse et Marie BISENS, née à Oloron Saint Marie. En 1902, Jules GIVRE édite un traité de danse, "moderne et complet" comme il se doit. Il édite aussi des partitions de danses de salon. Il vend le fonds vers 1904 à Charles LEFORT. Toujours professeur de danse en 1923, quand il meurt en 1926, il est artiste lyrique.
Charles François LEFORT, ancien peintre décorateur, est né à Vincennes en 1878, fils de Georges (serrurier) et Emma CHABAROCHE. Il épouse à Paris en 1903, Georgette ALTSCHUH, né à Paris 5e en 1881. Il enseigne la danse avec son épouse jusqu'à la déclaration de guerre. Il meurt au front en 1915. Son épouse reprend la direction du cours, et y enseigne les danses à la mode seule, puis avec son fils Georges né en 1905. En 1919, Mme LEFORT est élue présidente de l'association des Professeurs de Danses. Elle enseigne la danse à la même adresse au moins jusqu'en 1940. Entre temps elle a publié plusieurs manuel de danse : La Danse, de la valse au fox trot (vers 1920), Les Danses à la mode (1922) et Pour apprendre la danse (1927). Georgette meurt en 1978 à Ris Orangis, après son fils décédé en 1975.
collection personnelle
Christian Declerck 17 octobre 2022
Quelques documents
Renausy père 1822
Renausy père 1845
Bottin 1857
parc d'Idalie à Vincennes
décès Catherine Cheviet 1877
décès Jacques Renausy 1879
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Aide mémoire des quadrilles (ca 1908) collection personnelle
décès Eugène Clément 1905
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Jules Givre professeur
Jules Givre 1923
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naissance Georges Lefort 1905
recensement Lefort 1926
Georgette et son fils Georges Lefort collection personnelle
Le tango argentin a été introduit en France quelques années avant le début de la Première Guerre Mondiale. Mais j'ai trouvé deux mentions de ce mot concernant une danse autour des années 1860.
- Dans le "Journal de l'imprimerie et de l'édition" de 1860 (ci-contre)
- et dans "Les Cythères Parisiennes" histoire anecdotique des bals de Paris par Alfred Delvau, Paris, 1856 (réédition de Marcel Valtat, Paris, 1979)
Au chapitre "La salle Markowski": "En 1848, il [Markowski] obtint la direction des bals d'Enghien et trouva le moyen de s'enrichir un peu là où tant d'autres se seraient beaucoup ruinés [...]. Il fallut reprendre la pochette et courir de nouveau le cachet à pied. Tout en courant ainsi, la pochette sous le bras, Markowski composait : aujourd'hui c'était la scottish, demain la mazurka, un autre jour la friska, un autre jour la lisbonnienne, un autre le tango, un autre jour l'impériale, — danses qui devaient bientôt avoir les honneurs du théâtre, puisque bientôt la friska était exécutée aux Variétés par mesdemoiselles Daudouard et Alphonsine, et la scottish aux Folies-Dramatiques par Céleste Mogador et Christian." page 89
Un mystérieux carnet… nous lance sur la piste d’un maître à danser entreprenant des années 1760, de Mademoiselle sa fille et de leur entourage. À partir de la place du Martroy au cœur d’Orléans, l’enquête s’élargit à la sociabilité urbaine au temps des Lumières. Décentrant résolument le regard, elle éclaire d’un jour nouveau diverses villes du royaume. On découvre les réalités concrètes du métier de maître à danser, installé ou réclamé jusque dans les petites villes. On mesure la place occupée par la danse récréative : loisir, plaisir, passion, elle est aussi objet d’ostentation, conquis grâce aux leçons et à l’imitation. Elle devient signe d’un accès à la mode, mieux, à la modernité. Menuets et contredanses, leçons de danse et bals publics constituent une médiation originale vers l’histoire urbaine du XVIIIe siècle. Pour décrypter ses hiérarchies et ses aspirations, à travers les comportements culturels et les mécanismes de leur transmission, la circulation et la diffusion des modes, la propagation et l’appropriation des critères de distinction.
Sommaire
Paris-Orléans, en danse et en musique
• Pour « danser facilement » les contredanses nouvelles
• Aperçus sur la vie orléanaise au milieu du XVIIIe siècle
Le métier de maître à danser au XVIIIe siècle
• Un métier ambigu et polymorphe
• Devenir maître de danse
• Exercer comme maître de danse
• Composer chorégraphies et airs à danser
Le bal des Lumières dans les provinces
• Le bal urbain au milieu du XVIIIe siècle
• Menuets, allemandes et contredanses : quel répertoire pour le bal des provinces ?
commentaire de l'auteure :
"[…] les divers métiers de la musique n'étaient pas au XVIIIe siècle si cloisonnés que l'on pourrait le croire. Malgré les anathèmes lancés par l'Église contre les dangers de la danse et des bals, maîtres à danser et musiciens d'Église se fréquentaient, tant familialement que professionnellement. Jean Robert, le "héros" ou plus exactement le fil conducteur de ce livre, apparaît dans les sources orléanaises quand il assiste à la sépulture d'un musicien de la cathédrale en 1759. Il est très ami avec l'organiste Christophe Moyreau, que l'on aperçoit plusieurs fois présent et signataire à ses côtés et qui l'accompagne à sa dernière demeure.
Une vingtaine de pages sont consacrées au Concert que François Giroust, alors maître de musique de la cathédrale d'Orléans, reconstitua et anima de 1757 jusqu'à son départ pour Paris en 1769. La méthode muséfrémienne a été mise en action pour identifier les musiciens de ces concerts publics, dont une seule liste est actuellement connue (1762), complétée de diverses annonces de presse (Affiches). Il en ressort que les musiciens d'Église sont les piliers indispensables de ces concerts."
autre commentaire reçu par ailleurs : "Le dernier ouvrage publié par Sylvie invite à Danser en ville, un autre regard sur le XVIIIème siècle que nous avons coutume de côtoyer entre musique et histoire.
Ce Jean Robert qui émaillait régulièrement le discours de notre amie a pris forme et défend les couleurs de la danse en province. Disons d'emblée qu'il s'agit d'un ouvrage scientifique qui fera référence. Ainsi que le souligne Sylvie en introduction, la danse n'a pas la chance de sa soeur musique et n'a pas bénéficié de la même aura. L'historiographie est maigre, la discipline étant répertoriée tantôt en Musique tantôt en Arts et spectacles, voire "ailleurs". Il y a comme un vide autour de la danse alors que son rôle social, esthétique, artistique est indéniable. Point de danse
sans musique et réciproquement "Pas de musique sans danse" argue Sylvie. Pourquoi ce vide ? La place de l'interdisciplinarité, les danses du XVIIIème siècle, la vie en société..l'histoire du couple de Jean et Marie Louise Robert au service de leur art va aider à décrypter la danse comme medium.
Cette invitation à découvrir concrètement par le menu l'exercice du métier de maître à danser s'appuie sur de nombreuses sources, illustrations dont certaines ne sont pas sans rappeler L'Harmonie universelle de notre cher Mersenne, le tout mené dans un style fluide agréable à suivre.
Laissant tout un chacun découvrir ce volet dansé de l'histoire urbaine,
Sylvie Granger est décédée le 12 juin dernier des suites d'une maladie. Je l'avais connue de façon épistolaire suite à un appel qu'elle avait fait dans la revue Trad Magazine en 1999. Elle cherchait à entrer en contact avec d'autres chercheurs/musicologues concernés par la danse ancienne, nous avions échangé quelques informations et elle m'avait beaucoup encouragé à poursuivre mes recherches. Nous avions gardé le contact depuis, elle ne manquait jamais de m'apporter son éclairage sur une question et m'avait aussi permis d'entrer en contact avec d'autres chercheurs. En plus d'être une experte dans ses domaines, elle savait jouer le rôle de passeuse, elle nous manquera beaucoup, mais son œuvre reste.
un hommage en chanson, écrite et chantée par Jean-François "Maxou" Heitzein
publié le 4/10/2018 mise à jour le 29/5/2020, ajout de la biographie d'Henri Herpin
mise à jour le 1er/7/2021, ajout des références Vade Mecum
mise à jour le 29/3/2022, ajout du portrait de Violette Berquin
Professeur de danse, il anime avec sa soeur Lucienne, dans les années 1910-1920 un cours de danse à Paris 51 rue Notre-Dame de Lorette, puis au 5 rue Théodore de Banville.
Leur carte de visite précise : "L'enseignement comporte les danses classiques, anciennes, nouvelles et de caractère. Théâtre. Danses enfantines, cotillon etc... Cours spéciaux de Double Boston et de Tango Argentin. Cours d'ensemble et leçons particulières."
Lucienne et Marcel
source : archives familiales des descendants
de Lucienne Néerman
Marcel Néerman est né à Saint Yrieix sur Charente en 1886. Il est le fils d'Albert, architecte, né à Paris et Amélie Fauchon, née à Saint Malo. Son père est le petit-fils d'un musicien gagiste dunkerquois, Jacques Antoine Néerman qui fut ensuite chef de musique dans la région dunkerquoise, à Gravelines et à Bourbourg. Lucienne, née à Angoulême en 1891, est une danseuse d'avant garde d'après le témoignage de son petit-fils. Elle organisait notamment, des concours de danse à Dinard après la guerre. Son mariage en 1922, met fin à sa carrière chorégraphique. Marcel rencontre Violette Berquin, Parisienne née en 1899, ils se marient en 1923.
Depuis peu de temps Marcel Néerman est devenu secrétaire de la nouvelle Union des Professeurs de Danse de France, créée le 5 février 1920. Le comité est composé de : président d'honneur M. A. Périn, président Paul Raymond de l'Opéra, vice-présidents M. Stilb et M. Baraduc, trésorier M. George, secrétaire Marcel Néerman et secrétaire adjoint M. Moutin.
Marcel est très actif au sein de cette association. Il écrit de nombreux articles pour l'une des revues spécialisées : la Revue de la Danse dont il est le directeur depuis septembre 1920.
Sa famille ayant coupé les liens avec le couple, je n'ai pas retrouvé d'information sur leurs activités. Je sais qu'ils se déplaçaient l'été dans les stations touristiques de l'époque, à Saint Sébatien, Saint Jean de Luz et Biarritz. Le couple termine sa vie à Port Sainte Foy et Ponchapt, au lieu dit Le Ruisseau Ouvert, où Marcel décède en 1965. Violette reste veuve pendant plus de trente ans et décède en 1995 à Sainte Foy la Grande, elle a 96 ans.
Christian Declerck
Sources : état civil, journaux : La Presse, Le Figaro et la Revue de la Danse, le témoignage et les documents transmis par O. Page.
La revue conseille à ses membres d'éviter le payement des cours à la leçon, mais d'exiger un abonnement pour éviter l'assimilation du cours aux dancings [qui sont taxés].
- n°7, janvier et février 1921
Le shimmy, suite
Le tango, suite
- n°9, avril 1921
Valse hésitation, nouveau pas
- n°10, mai 1921
Ce qui se danse
- n°11-13, juin et août 1921
La java
Le one-step
- n°16, décembre 1921
Le tango
Le balancello de M. Périn par M. Néerman
- n°17, janvier 1922
Des modifications et nouveaux pas dans les danses actuelles
- n°18, février 1922
Du tythme et de la manière de danser de nos jours
M. Paul Bourget et la danse
Le tango, son style (les assemblés)
- n°19-20, mars et avril 1922
De l’allure des danses actuelles (métronome)
- n°21, mai 1922
Mise au point (à propos des critiques du Balancello et de la Polca Criolla)
J'ai pu retrouver la trace de cinq partitions de danse dont il a réalisé la théorie : El Mas Antes, véritable tango argentin, musique de Henri Herpin*, hommage au señor Benigno Macias (1912), la java Casque d'Or (1920), Le Paso-Doble-Boléro (1921), La Vraie Samba (1923), le Zortzico, five-step (1925) et un tango, El Quéso, qui est publié en 1913.
collection personnelle
collection personnelle
collection particulière
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* Henri Herpin est né à Lille en 1874, dans le quartier Saint Sauveur. Il est le fils de Coralie HENRY et d'Henri, mouleur en fonte puis professeur d'escrime et c'est cette profession qu'il déclare lors de son recrutement en 1899. Il est alors domicilié 108 bis rue de Paris, coïncidence, c'est à cette adresse que s'ouvrira, 20 ans plus tard, le magasin Eden Chanson, mais c'est une autre histoire.
Parallèlement à sa profession de professeur d'escrime, il est également musicien. Il obtient le 1er prix de violon au Conservatoire de Lille en 1898 puis le 1er prix de solfège en 1900. On le retrouve ensuite à Paris, rue du Château Landon en 1903, puis rue Rochechouart en 1906, rue Audran en 1907 et 60 avenue de Clichy en 1914, une des adresses de sa maison d'édition de musique. Après la guerre il s'installe 11 rue Sédillot. Je n'ai pas trouvé d'informations sur son activité professionnelle, à part une carte postale publicitaire qui mentionne son activé de chef d'orchestre tzigane chez Maxim's, et les quelques partitions qu'il a éditées et dont il est souvent le compositeur. La BNF recense environ 70 notices, dont plusieurs danses de salon, des tangos principalement, arrangés par Joaquin Valverde fils (1875-1918). Il épouse une Lilloise, Annette Michaux, en 1902, le couple a une fille, Germaine, artiste dramatique qui épouse le chansonnier, Pierre Liger; en 1923. Henri Herpin décède à Paris en 1957, il est alors domicilié à Neauphlette (77).
Jean Henry GOURDOUX est né, probablement à Paris, vers 1772, il épouse Victoire Jeanne PHELUP à l'église Sainte Marguerite dans le 11e arrondissement, le 12 mai 1792, son épouse décède vers 1795. A la naissance de leur fils, Pierre Henri, né le 14 octobre 1794 à Paris, il déclare la profession de tailleur. On connait les prénoms de son père, Jean Pierre, et sa mère se nomme Clermone Agnès LAURENT, ils se sont mariés dans la petite église Saint Jean le Rond, accolée à la cathédrale Notre-Dame, en 1768. Il épouse ensuite Catherine Françoise DAUX le 22 février 1796 dans le 6e arrondissement (ancien). Jean Henri meurt à Paris 1er, impasse d'Antin le 4 mai 1841, sa profession est mécanicien.
Son fils continue les activités chorégraphiques de son père, il est professeur de danse 320 rue Saint Honoré où il donne des leçons. Pierre Henri épouse, vers 1820, Elisabeth TOMBS née à Whitchurch (Hereforfshire) vers 1796. Il est mort à Neuilly sur Seine en 1848, son épouse à Paris 7e en 1871. Ils ont deux enfants : Jean Henri né en 1824, mort en 1846, qui est danseur de ballet. Il débute son éducation à l'âge de 12 ans, on relève sa participation au ballet-pantomine Le Diable Amoureux, donné à l'Académie royale de musique en septembre 1840. Son second fils, Jean Marie est né en 1826 320 rue St Honoré, il meurt en 1886 dans le 15e arrondissement, 22 rue des Fourneaux, on sait qu'il était mercier colporteur, il épouse à Paris en 1849, Rose Julie BERNIER, née à La Chapelle d'Andaine (Orne) en 1822, elle meurt en 1891 dans le 6e arrondissement, sans postérité à ma connaissance.
En 1804, Jean Henry fait imprimer la première édition de Principes et notions élémentaires sur l'art de la danse pour la ville, qui n'a pas été rendue publique, comme c'est mentionné sur la seconde édition éditée en 1811, conservée à la BNF.
C'est tout ce que l'on sait de l'activité professionnelle de Jean Henri. Son fils a un meilleur sens de la publicité. De 1826 à 1832, Pierre Henri fait paraître des annonces dans le Figaro et, de 1827 à 1830, dans le journal Le Corsaire ainsi que dans Le Courrier Français de 1829 à 1840. Où il détaille, un peu, ses activités et leur fonctionnement. Il annonce aussi la publication d'un livre : Description des figures les plus usitées de la contredanse française (quadrille). On y trouve aussi ce livret Différens enchainemens de pas réglés en quatre mesure, selon la règle, et pour les principaux traits de la contredanse, dont on ne sait qui, du père ou du fils, en est l'auteur.
Sources : le Fonds Andriveau, sur Filae et les archives en ligne de la mairie de Paris. Les archives de l'Orne et des Hauts de Seine, et l'étude d'Irène Feste et Pierre-François Dollé Evolution de la danse de bal sous le Premier Empire.
Les Casorti, une famille d'artistes au XIXe siècle. De la Vénétie à Hamelincourt" cet article d'un chercheur en archéologie, Markus KOHL domicilié à Hamelincourt, est publié en 2018 dans le volume XXXIV du Bulletin de la Commission Départementale d'Histoire et Archéologie du Pas de Calais*. Il nous fait découvrir une famille d'artistes d'origine italienne ayant des liens très forts avec notre région 59/62.
lithographie : l'Allemande à trois, dansée par Alexandre, Victoire et Thérèse Casorti
Une affiche pour un spectacle à Calais le 5 juin 1816, publié dans The pre-romantic ballet, par Marian Hannah Winter, l'auteur ne mentionne pas la source, peut-être dans une collection privée ?. A noter que ce même spectacle avait été donné à Arras le 17 mars de la même année (source).
Victoire Casorti danse La Suédoise Alexandre Casorti danse Le Pas de Zéphir Etienne et Thérèse dansent un pas de deux villageois
Un spectacle des Casorti au théâtre de Saint-Omer en 1830