jeudi 4 octobre 2018

Marcel Néerman, professeur de danse





Professeur de danse, il anime avec sa soeur Lucienne, dans les années 1910-1920 un cours de danse à Paris 51 rue Notre-Dame de Lorette, puis au 5 rue Théodore de Banville.
Leur carte de visite précise : "L'enseignement comporte les danses classiques, anciennes, nouvelles et de caractère. Théâtre. Danses enfantines, cotillon etc... Cours spéciaux de Double Boston et de Tango Argentin. Cours d'ensemble et leçons particulières."


Lucienne et Marcel
source : archives familiales des descendants
de Lucienne Néerman


Marcel Néerman est né à Saint Yrieix sur Charente en 1886. Il est le fils d'Albert, architecte, né à Paris et Amélie Fauchon, née à Saint Malo. Son père est le petit-fils d'un musicien gagiste dunkerquois, Jacques  Antoine Néerman qui fut ensuite chef de musique dans la région dunkerquoise, à Gravelines et à Bourbourg. Lucienne, née à Angoulême en 1891, est une danseuse d'avant garde d'après le témoignage de son petit-fils. Elle organisait notamment, des concours de danse à Dinard après la guerre. Son mariage en 1922, met fin à sa carrière chorégraphique. Marcel rencontre Violette Berquin, Parisienne née en 1899, ils se marient en 1923.
Depuis peu de temps Marcel Néerman est devenu secrétaire de la nouvelle Union des Professeurs de Danse de France, créée le 5 février 1920. Le comité est composé de : président d'honneur M. A. Périn, président Paul Raymond de l'Opéra, vice-présidents M. Stilb et M. Baraduc, trésorier M. George, secrétaire Marcel Néerman et secrétaire adjoint M. Moutin.
Marcel est très actif au sein de cette association. Il écrit de nombreux articles pour l'une des revues spécialisées : la Revue de la Danse dont il est le directeur depuis septembre 1920.
Sa famille ayant coupé les liens avec le couple, je n'ai pas retrouvé d'information sur leurs activités. Je sais qu'ils se déplaçaient l'été dans les stations touristiques de l'époque, à Saint Sébatien, Saint Jean de Luz et Biarritz.  Le couple termine sa vie à Port Sainte Foy et Ponchapt, au lieu dit Le Ruisseau Ouvert, où Marcel décède en 1965. Violette reste veuve pendant plus de trente ans et décède en 1995 à Sainte Foy la Grande, elle a 96 ans.

Christian Declerck

Sources : état civil, journaux : La Presse, Le Figaro et la Revue de la Danse, le témoignage et les documents transmis  par O. Page.



Marcel et Violette reposent au cimetière
 de Port Sainte Foy et Ponchapt





revue Dansons !



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Articles de Marcel Néerman parus dans la Revue de la Danse, fondée en 1912 :

- n°1, janvier 1920
La danse avant, pendant et après la guerre
Le foxtrot, théorie
Le jazz, théorie
Le paso Doble, théorie

- n°3, mars 1920
Scottish espagnole, théorie
Valse hésitation, théorie
Le tango tel qu’il se danse aujourd’hui
La java, théorie

- n°5-6, septembre et décembre 1920
Le schimmy, théorie
Ce qui se danse
La revue conseille à ses membres d'éviter le payement des cours à la leçon, mais d'exiger un abonnement pour éviter l'assimilation du cours aux dancings [qui sont taxés].

- n°7, janvier et février 1921
Le shimmy, suite
Le tango, suite

- n°9, avril 1921
Valse hésitation, nouveau pas

- n°10, mai 1921
Ce qui se danse

- n°11-13, juin et août 1921
La java
Le one-step

- n°16, décembre 1921
Le tango
Le balancello de M. Périn par M. Néerman

- n°17, janvier 1922
Des modifications et nouveaux pas dans les danses actuelles

- n°18, février 1922
Du tythme et de la manière de danser de nos jours
M. Paul Bourget et la danse
Le tango, son style (les assemblés)

- n°19-20, mars et avril 1922
De l’allure des danses actuelles (métronome)

- n°21, mai 1922
Mise au point (à propos des critiques du Balancello et de la Polca Criolla)

J'ai pu retrouver la trace de cinq partitions de danse dont il a réalisé la théorie : la java Casque d'Or (1920), Le Paso-Doble-Boléro (1921), La Vraie Samba (1923), le Zortzico, five-step (1925) et un tango, El Quéso, qui est publié en 1913.


collection personnelle

collection particulière




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